La Société historique francophone de l’Alberta

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Le Cercle (dramatique) Jeanne d'Arc

Le cercle dramatique Jeanne-d’Arc est né le 22 mars 1913. Les membres fondateurs sont : Léon Blais, Ulric Blais, Edmond Doré, Arthur Dufour, Alphonse Hervieux, Adrien Humbert, Alphonse Leclaire, et P. Rouillard. Le but de la société est de monter des représentations théâtrales en français. Alphonse Hervieux est le directeur artistique, Ulric Blais, le régisseur. Alphonse Leclaire est le secrétaire-archiviste et trésorier, W. Masse l’électricien et les machinistes sont Ulric et Marius Blais. Deux mois plus tard, le 22 mars 1913, le Cercle offre sa première pièce “Les Crochets du Père Martin”. Moins d’un an après sa fondation, le Cercle présente déjà sa quatrième pièce.

De cette première association est né le Cercle Jeanne-d’Arc en juillet 1917. Le groupe fondateur de cette deuxième association est sous la présidence d’honneur de Joseph Déchène, député. On profite de l’occasion pour ajouter à la section dramatique originale une section musicale et une section littéraire chargée des concours littéraires annuels. Les officiers du Cercle sont Alex Lefort, (président), Albert Béland (vice-président), J.-A Sylvestre (secrétaire), Jules Audette (trésorier), Ch. Turgeon (directeur de la section littéraire), Roy Royal (directeur de la section musicale), Alphonse Hervieux (directeur de la section dramatique), Ulric Blais, (le régisseur) et Émile Tessier (le censeur).

On raconte que M. Turgeon décidait en faveur d’organiser un concours de français après avoir étudié plusieurs projets.

Comme nous n’avions pas de liste de nos districts scolaires, commissaires ou professeurs, l’on demandait à M. Wilfrid Gariépy, alors ministre des Affaires municipales dans le gouvernement provincial, de nous faire ouvrir les portes du département d’Education, et le secrétaire s’y rendait chaque après-midi et voici comment il procédait : si un nom français apparaissait sur une des listes de district scolaire, commissaires, secrétaire ou professeur, ce nom, avec l’adresse était inscrit dans nos registres et l’on écrivait sans tarder. Les réponses, grâce aux articles publiés dans le journal français d’alors l’Union nous arrivaient nombreuses… La province de Québec avertie par notre journal, félicitait les albertains pour leur initiative, et dans un grand nombre de cas, dès la première année, des dons sous forme de volumes, médailles, images et argent, nous arrivaient chaque jour. Le tout était une agréable surprise, vu qu’aucune demande avait été faite en dehors de notre province.

Le premier concours eut lieu au début de juin 1918. Je regrette ne pouvoir vous dire combien d’écoliers y prirent part, mais je me souviens qu’ils se comptaient par plusieurs centaines. (L.S., le 27 avril 1955, p. 6)

Suite au décès de M. Turgeon, Paul Jenvrin accepte la responsabilité de la section littéraire. Jenvrin sera remplacé à son tour par M. H de Savoye.

Le 17 octobre 1923, le Cercle Jeanne-d’Arc est converti en société incorporée. Les membres fondateurs de cette nouvelle société son MM. Jenvrin, Longoz, Lefort (président), Cardinal (vice-président), Féguenne (trésorier), de Savoye (président de la section littéraire), Hervieux (président de la section dramatique) et Pepin (président de la section musicale). M. Adélard Baril est chargé de la section du recrutement, de la publicité et des amusements. Enfin, la fanfare des Artisans canadiens-français dirigée par M. Pepin et la chorale, dirigée par M. Cardinal vont entrer dans le Cercle Jeanne-d’Arc faisant en sorte que celui–ci regroupe toutes les activités françaises de la ville à compter de 1923.

Sources consultées

  • ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE DE L’ALBERTA, Premier livre de minutes, du 13 décembre 1925 au 12 décembre 1932, Compte rendu de la réunion du 7 février 1929, du 9 avril 1931, du 10 décembre 1931, du 2 mars 1932
  • ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE DE L’ALBERTA, Almanach français de l’Alberta, Edmonton : La Survivance 1949, 62 pp.
  • COURIER DE L'OUEST (le journal), No 22, le 6 mars 1913, No 1 le 9 octobre 1913,
  • DE SAVOYE, Henri, “Le passé et le futur de la vie française en Alberta” dans Association canadienne-française de l’Alberta, Premier livre de minutes, du 13 décembre 1925 au 12 décembre 1932, APA 80, 226/79.
  • FRANCOPHONIE JEUNESSE DE L’ALBERTA, Dans le coeur et dans le temps, 1972-1997, Edmonton : 1997 32 pp.
  • HART, Edward John, Ambitions et réalités : la communauté francophone d’Edmonton, 1795-1935, Traduit de l’anglais par Guy Lacombe et Gratien Allaire, Edmonton : Le Salon d’histoire de la francophonie albertaine, 1981, 166 pp.
  • LA SURVIVANCE, (Le journal) du 29 novembre 1950, du 10 mai 1933
  • LEVASSEUR-OUIMET, France, (1) Saint-Joachim, la première paroisse catholique d’Edmonton : 1899-1999, Edmonton : 1999, 338 pp.
  • LEVASSEUR-OUIMET, France et PARENT, Roger, (2) “Un désir d’autonomie artistique et un besoin d’identité culturelle : l’enjeu du théâtre d’expression française en Alberta”, dans Hélène Beauchamp et Joël Beddows, Les théâtres professionnels du Canada francophone : entre mémoire et rupture, Ottawa : Le Nordir, 2001, pp.151-172.
  • LEVASSEUR-OUIMET, France, "Les débuts de l’Association canadienne-française de l’Alberta", dans Nathalie Kermoal Variations sur un thème : La Francophonie albertaine dans tous ses états, Salon d'Histoire de la francophonie albertaine Edmonton : 2003 p.79-125.
  • TROTTIER, A. MUNRO, K.J., ALLAIRE G., Aspects du passé franco-albertain : témoignages et études, Salon d’histoire de la francophonie albertaine, Edmonton : 1980, 146 pp.